La protection contre la surchauffe de nos chaudières est assurée par plusieurs dispositifs en cascade.
Lorsque la chaudière ou les fumées montent trop en température, la régulation va piloter les différents organes de la chaufferie pour retrouver une température de fonctionnement normale, sans gaspiller l'énergie produite et sans nécessiter d'intervention pour continuer à fonctionner.
1 – En cas d’arrêt volontaire du chauffage (mise en position « ARRET »), les circulateurs de chauffage continuent à fonctionner jusqu’à ce que la température de la chaudière redescende en dessous de la valeur paramétrée. L’objectif est de transférer la chaleur excédentaire vers le bâtiment pour refroidir la chaudière.
2 – Un thermostat électronique et une sonde lambda contrôlent en continu la température de la chaudière et des fumées afin d’ajuster la puissance de la flamme. Plus on s’approche de la température maximale programmée, plus la puissance de feu baisse, jusqu’à l’arrêt total de la chaudière si nécessaire.
3 – Si la température de la chaudière dépasse la valeur de sécurité paramétrée, la chaudière simule une très faible température extérieure. Tous les circulateurs et vannes trois voies motorisées sont alors commandés en marche forcée jusqu’au refroidissement de la chaudière. A ce moment, la chaudière envoie un maximum de chaleur dans le bâtiment le plus rapidement possible.
Cette sécurité mécanique fonctionne même en cas de coupure de courant et se déclenche principalement dans ces situations.
En plus de ces trois actions, au-delà de 95°C, un thermostat de sécurité à réarmement manuel (réglementaire en France) déclenche l’arrêt immédiat de la combustion et le refroidissement de la chaudière.
Dans un cadre d’un fonctionnement normal, les trois premières étapes solutionnent presque toutes les situations de montée en température.
Le thermostat de sécurité arrête la vis d’amenée de bois et ferme les volets d’air pour étouffer la flamme. Il active aussi complètement l’extracteur de fumées pour évacuer la chaleur (hors coupure de courant).
Toutefois, en cas de coupure de courant, les trois premières étapes ne peuvent pas fonctionner faute de régulation active. Le thermostat de sécurité étouffe simplement la flamme. Son déclenchement met votre chaudière en défaut et nécessite votre intervention pour relancer la chaudière une fois la coupure de courant passée.

Cet échangeur de sécurité fonctionne en complément des trois premières étapes.
Certaines de nos chaudières, comme les chaudières à bûches, possèdent un foyer à forte inertie. Elles sont donc équipées d'un échangeur de sécurité et d'une soupape de décharge thermique. Il limite la température de la chaudière à 110 °C même en cas de coupure de courant.
En pratique, la soupape de décharge thermique s’ouvre et refroidit la chaudière par irrigation du serpentin de refroidissement avec de l’eau froide. Selon la norme EN 303-5:2012, elle doit équiper toutes les chaudières à forte inertie à combustible solide fonctionnant sur circuit fermé.
De manière générale, la majorité de nos chaudières possèdent un foyer à faible inertie. Elles peuvent ainsi s’affranchir d’un échangeur de sécurité et de sa soupape de décharge thermique.





