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ActualitésBlogSolaire thermique

Quels sont le coût et la rentabilité d’un système solaire thermique ?

Quel budget prévoir pour un chauffe-eau solaire individuel ?
Quel budget prévoir pour un système solaire combiné ?
Un système solaire thermique est-il rentable sur 30 ans ?
Les panneaux solaires thermiques sont-ils plus rentables dans le Sud ?

Acheter un système solaire thermique est rentable à long terme partout en France.

Un système solaire thermique peut assurer l’eau chaude sanitaire (CESI) et/ou le chauffage (SSC). Ces deux installations nécessitent une quantité de capteurs et donc une facture d’achat différente. Ils permettent aussi d’obtenir des économies différentes. Selon l’ADEME,

  • Un chauffage solaire peut couvrir entre 40 et 60 % des besoins de chauffage d’un foyer, selon sa localisation géographique.
  • Un chauffe-eau solaire peut couvrir entre 50 et 70 % des besoins moyens annuels d’eau chaude sanitaire d’un foyer, selon sa localisation géographique.
  • Dans certaines zones de montagne et avec une très bonne isolation, un SSC peut permettre jusqu’à 70 % d’économies d’énergie.

Quel budget prévoir pour un chauffe-eau solaire individuel (CESI) ?

L’investissement pour un chauffe-eau solaire oscille généralement entre 4 000 et 8 000 € pour une installation comprenant 1 à 3 panneaux.

Ce montant fluctue principalement en fonction : du matériel choisi, du tarif de pose de l’artisan chauffagiste, des aides financières.

Quel budget prévoir pour un système solaire combiné (SSC) ?

Le budget requis pour un système solaire combiné oscille généralement entre 10 000 et 25 000 € pour une configuration de 4 à 8 panneaux.

Ce montant fluctue principalement en fonction : du matériel choisi, du tarif de pose de l’artisan chauffagiste, des aides financières.

Un système solaire thermique est-il rentable sur 30 ans ?

La rentabilité financière d’un système solaire thermique dépend de plusieurs facteurs : la volatilité des prix des énergies sur 30 ans, la disponibilité des aides financières, etc. La rentabilité financière à court terme ne devrait pas être un critère déterminant dans la décision d’installer un système solaire thermique. 

Investir dans un système solaire thermique aujourd’hui sécurise et stabilise vos factures d’énergies pour les 30 ans à venir. Dans un contexte géopolitique et énergétique tendu, ce système vous évite d’avoir froid durablement.

Ce type d’installation permet surtout de réduire considérablement votre impact écologique et vous offre la possibilité de viser la sobriété énergétique tout en conservant un confort thermique.

Exemple de calcul de rentabilité pour un système solaire combiné

Nous installons un système solaire combiné dans une habitation à Avignon. Il divise par deux les besoins de chauffage qui sont de l’ordre de 15 000 kWh/an. L’installation a coûté 15 000 € TTC et nous n’avons pas bénéficié d’aides financières.

Partis pris :

  • le rendement de l’installation est constant sur 30 ans.
  • le chauffage d’appoint coûte environ 0,1 €/kWh.

Économies à l’utilisation : 15 000*0,1/2 = 750 €/an

  • Sans aide, l’installation se rentabilise en 20 ans.
  • Avec 10 000 € d’aides, l’installation se rentabilise en 7 ans.

Les panneaux solaires thermiques sont-ils plus rentables dans le Sud ?

Il est logique de questionner la rentabilité d’une installation lorsque l’on vit dans une région froide et peu ensoleillée. Pourtant, un système solaire thermique correctement installé et dimensionné, comme chauffage solaire ou comme chauffe-eau solaire, est rentable dans toute la France. Comment expliquer cette rentabilité ?

Il est vrai que le rendement d’un système est proportionnel à son taux d’ensoleillement et aux températures extérieures. Plus il fait beau et chaud, meilleur est le rendement. Mais même si leur rendement diminue par temps couvert ou lorsqu’il fait froid, les capteurs continuent de produire de l’énergie.

Toutefois, la hausse des besoins de chaleur et la durée de la période de chauffe dans les régions froides compensent la baisse du rendement. Dans ces régions, la période de chauffage s’étend sur l’automne et le printemps, des saisons longues avec un bon taux d’ensoleillement, mais des températures froides.

Exemple : Imaginons un chauffage solaire couvrant 60 % des besoins de chaleur estimés à 10000 kWh/an d’une maison située à Marseille. Dans le Jura, imaginons qu’une installation similaire couvrirait 30 % des besoins en chaleur, qui sont eux estimés à 20 000 kWh/an dus aux températures plus rudes. Par conséquent, ces deux installations seraient en mesure de produire 6 000 kWh/an environ.

Une installation dans le Nord de la France nécessitera probablement plus de capteurs pour produire la même quantité d’énergie que dans le Sud. Par exemple, un chauffe-eau solaire individuel doté de 2 m² de capteurs peut convenir à une famille de quatre personnes dans le Nord de la France alors que 2 m² suffiront dans le Sud (ADEME). Nous parlons ici d’un surcoût de 30 % à l’achat pour des performances équivalentes.